Terence Koh
En 2008, la Manufacture de Porcelaine de Nymphenburg a réalisé une série de chrysanthèmes, en tant que commande pour Terence Koh (installation Snow White, Julia Stoschek Collection).
L’œuvre de Terence Koh, artiste né en 1980 en Chine, comprend des dessins, des installations, des performances, des sculptures et des estampes. Son travail gravite autour de la beauté et de la transcendance absolue du vide, de l’inextricabilité de la vie et de la mort, ainsi que de sphères obscures. Retraçant les frontières entre les espaces privés et publics, ses créations se caractérisent par une esthétique précisément définie, semblant minimaliste et chargée de détails baroques à la fois. Les considérations existentielles sont d’autres signes distinctifs de son œuvre, qui bouscule notamment la compréhension habituelle du concept d’exposition « White Cube ».
Par exemple, lors de la première exposition personnelle de Koh au musée américain Whitney Museum en 2007 : l’installation consistait en une lumière artificielle blanche crue, projetée de part en part de la salle d’exposition et également visible de l’extérieur par les passants. Cette lumière blanche éblouissante – sublime et magique – agissait comme une barrière fascinante, car à la fois occultante et saisissante.
L’œuvre de Koh comprend souvent des métaphores riches de signification qui évoquent une multitude de choses, et qui obscurcissent et éclairent tout à la fois les significations paradoxales. Ses créations oscillent entre la vie et la mort et soulèvent ainsi des questions existentielles fondamentales.
Dans le cadre d’une exposition à la Kunsthalle de Zurich, Koh a installé deux sculptures de buste géantes, réalisées à partir de 700 kilos de chocolat blanc et de plus d’une tonne de sucre en poudre. La pièce maîtresse de cette exposition était un labyrinthe composé de 1 200 vitrines contenant des artefacts façonnés dans le plâtre blanc – une archive blanche comme la neige, rappelant un cabinet de curiosités. La lumière au néon, claire et crue, ainsi que les couches de neige artificielle sur le sol – une métaphore de la beauté dans sa forme la plus pure – accompagnaient l’exposition qui, dans sa globalité, avait un effet semblable au trouble sensoriel provoqué par une ophtalmie des neiges. La non-couleur blanc, pigment inaccessible et parfait de l’innocence, est devenue une obsession sans fin pour l’artiste, qui semblerait presque lui avoir donné un nouvel aspect.
Terence Koh vit et travaille à New York.
Il est titulaire d'un Bachelor Degree de l’Université Emily Carr de Vancouver.
Expositions personnelles : Mary Boone Gallery, New York (2011) ; Captain Buddha, Schirn Kunsthalle Francfort (2008) ; The Whole Family, Peres Projects, Los Angeles (2008) ; exposition personnelle, Whitney Museum, New York (2006) ; Gone, Yet Still, Wiener Secession, Vienne (2005).
Expositions collectives : Skin Fruit, organisée et préparée par Jeff Koons, New Museum, New York (2010), 53ème Biennale à Venise (2009), Whitney Biennial, New York (2004). L’œuvre de Koh a fait l’objet de critiques dans de nombreuses publications, parmi lesquelles Frieze, The New York Times, I-D, Purple Magazine et ArtForum.
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