La famille des Wittelsbach et l’Empire du milieu. 400 ans de lien entre la Chine et la Bavière
C’est en 1757 que prit forme dans la manufacture de porcelaine un ensemble unique en son genre et qui témoigne d’une grande estime pour toute chose chinoise : Les « Chinois dans le temple » de Franz Anton Bustelli. Les objets de valeur attestent de la fascination pour l’inconnu et pour l’exotique, qui déboucha dans toute l’Europe, à partir du 16ème siècle, sur la mode des chinoiseries. Jusqu’au 26 juillet, le Musée national de Bavière présente le groupe des magistrales figurines de Bustelli – en même temps que 300 objets exposés supplémentaires, provenant de prêteurs internationaux et qui reflètent de manière impressionnante l’histoire de la perception de la Chine en Bavière.
Comme le révèle le titre de l’exposition (« La famille des Wittelsbach et l’Empire du Milieu »), les régents bavarois étaient les principaux instigateurs de ce rapprochement avec la Chine. Déjà les ducs de Bavière du 16ème siècle avaient collectionné de l’artisanat d’art asiatique pour leur réputé Cabinet de curiosités de Munich. Lorsque les princes électeurs de la famille des Wittelsbach continuèrent à acquérir, au 18ème siècle, de précieuses porcelaines et des ouvrages chinois en laque, on commença aussi, progressivement, à se saisir de l’idéal nouvellement interprété comme d’une incitation à élaborer des ébauches, des meubles, des textiles et des figures en porcelaine conçues en propre (comme celles de Franz Anton Bustelli) dans le style chinois.
La présentation est accompagnée d’un Programme culturel étendu, par exemple, d’un atelier de peinture sur porcelaine, pour lequel une peintre travaillant dans les ateliers des grands maîtres de Nymphenburg donne un aperçu des techniques ouvragées de la manufacture, puis des explications à l’occasion de la peinture d’une assiette de Nymphenburg.
Le catalogue de l’exposition est disponible dans les musées participants et dans les boutiques de la manufacture de porcelaine de Nymphenburg.